Le monde de la Pub : les joies du déplacement dans une école privée

Lundi, j’ai effectué le premier déplacement professionnel de ma vie. (Si, si).
J’étais accompagnée de Gros Bidon en chef, et du client.
La grande réunion avait lieu à Paris, au siège d’une grande école privée…
Big Boss et moi nous sommes donnés rendez-vous à la gare vers 7h45, pour y rejoindre THE client, qui se rendait également au siège de l’école privée.
D’habitude, d’après mes collègues, Big Boss voyage en deuxième classe (économies, économies).
Sauf que là, le client voyageait en 1ère. Va pour la 1ère ! Je ne vais pas m’en plaindre.
Le client nous rejoins à la gare, et là, Big Boss d’ordinaire un peu bourru devient tout mieleux et veut ABSO-LU-MENT s’asseoir dans le même wagon que l’autre.
(Pour situer : nous sommes voiture 3 et lui voiture 11).
Ni une, ni deux, les voila amoureux, ils se dirigent ensemble vers notre voiture.
Nous arrivons à notre place (j’avais réservé deux places face à face, c’est plus agréable), et là Big Boss me dit “Mademoiselle, tu peux aller t’asseoir là où tu trouves une place libre, je voudrais discuter avec mon nouvel amoureux à qui j’ai donné ton siège”.
Humpf. Goujat.
Je vais donc m’assoier plus loin, ouf, il reste une place libre.
Je sauve la mise en passant à Big Boss qui avait oublié son téléphone portable (et vas-y que je pompe sur ton forfait), et tous ses documents (”tu peux me donner la photocopie du dossier machin ?”).
Arrivés là bas, le client (qui n’arrête pas de raconter ses exploits en course à pied) se dit qu’il est indispensable de nous montrer ses prouesses. Voila que nous marchons à toute allure, le rose me monte au joues, je vais être charmante à l’arrivée…
Enfin, le calvaire se termine j’aperçois l’enseigne de l’école privée.
Les locaux sont vieux, moches, et pas très propres. Mouais. Pour ce genre d’école, je trouve ça limite.
La réunion commence, quand soudain dans la pièce attenante quelqu’un passe l’aspirateur. Tout le monde hausse la voix, on se croirait au marché !
En plus il fait hyper froid, personne ne propose de café… Pouah, quelle bande de pingres !
Le midi, repas offert par le client, dans la brasserie du coin. Un petit boui-boui triste qui sent la frite, les tables sont trop petites et la bouffe dégueu.
Retour dans la salle de réunion glacée vers 14h, plus d’aspirateur mais toujours pas de café.
Enfin, vers 16h, il est l’heure de partir.
Course encore plus intense que le matin, il faut attraper le train. En plus je me prends des remarques de Big Boss du genre “Bin alors, on traîne ?!”.
Marrant, lui. Avec des talons et une jupe étroite, je voudrais bien le voir, Gros Bidon, faire le 100 mètre !
Et vous, vos déplacement sont-ils aussi catastrophiques ?
Deux bras, des jambes, et une tête dont j'essaie de me servir efficacement...
Brune de façon approximative, (trop) ronde, un oeil vert, l'autre aussi, futile, des fois subtile, je suis une fille, une vraie !