
En janvier, cela fera 3 ans que je suis avec Lui.
Nous avons pratiquement tout de suite vécu ensemble, et comme tous les couples, on commence à connaître les petites habitudes de l’autre…
Je m’en suis rendue compte hier soir, dans le lit, lors d’un instant ultra glamour :
Il perçait mes boutons d’acné ! Miam, n’est ce pas ?
Je pense que ce genre de truc immonde est réservé aux intimes, aux TRES intimes, même !
Et après cette petite torture, il me gratte doucement l’arrière de la tête, ce qui me fait ronronner comme un chat.
Il le sait.
Pour ma part, je sais qu’il ne supporte pas de se sécher après la douche avec une petite serviette (pour preuve, la dernière fois il a carrément sorti le drap de bain, qui a mit 5 jours à sécher…).
Je sais aussi que le matin il mange des chocapics, comme un enfant !
Il sait que je ne bois qu’une seule variété de thé, toujours la même marque.
Quand on boit du café ensemble, c’est toujours à la fin d’un bon repas, et en grande quantité (les copains disent qu’on en boit des bols… Ils exagèrent toujours ceux-là).
Lorsqu’il veut se faire tout beau, je connais sa tenue préférée !
Et le soir, même si c’est “chiant de sentir mon souffle dans son dos”, il adore quand je m’endors en me blotissant contre lui…
Et vous, quels sont les petits détails de votre routine de couple ?

En général, quand je sors du boulot le soir, j’appelle le n’amoureux.
Ca me permet de passer mes nerfs sur lui me détendre après ma journée dans le monde de la pub.
L’autre jour je lui raconte mes misères au téléphone, et lui fait remarquer que j’ai eu une super idée (je ne sais plus pour quoi). Je ponctue donc ma phrase par :
“Mon génie t’émeut !”
Et le n’amoureux me répond : “Ok à tout à l’heure !”
Ce sourdingue avait entendu “Bon, mon chéri je t’aimeuh”, une sort de conclusion de notre conversation.
Des fois j’ai l’impression qu’il ne m’écoute pas… Je me trompe ?
Et vous, faites-vous toujours attention à ce que vous raconte votre partenaire ?

Le midi, j’ai la chance de pouvoir rentrer manger chez moi.
Quelle plaisir, aujourd’hui, celui que j’appelais autrefois naïvement “mon n’amoureux” est en congés. Chouette, je rentre à la maison, tout est prêt : le repas, la table est mise, l’appartement est rangé… Plutôt TRES agréable comme surprise quand j’arrive.
Comme tout était préparé, nous mangeons tout de suite, et il nous reste un peu de temps.
Je nous prépare un petit café, et monsieur m’appelle depuis la chambre : “Ma puce, tu viens ?”.
Croyant bêtement qu’il a besoin de moi pour faire le lit, ou je ne sais quelle autre action formelle, je le rejoins.
Grave erreur.
Monsieur est allongé sur le lit, à moitié nu, avec un petit sourire pervers. D’habitude, je ne suis jamais contre une petite partie de détente à deux. Sauf que là…
J’ai une jupe en lin (pour les ignorants, ce tissus se froisse hyper vite), et surtout, je reprends le boulot à 14h ! J’expose donc mes arguments à l’homme de ma vie. Gentiment, il est compréhensif, et prend une posture plus sérieuse. Nous buvons le café sereinement.
Puis, avant de me redéposer en voiture au boulot (charmant, n’est-ce pas), il va prendre une douche. Monsieur ressort tout nu de sa baignade, et reviens à l’attaque. Bisous dans le cou, petites caresses bien sympathiques, me voila ralliée à sa cause.
Sauf que maintenant, il est vraiment l’heure de partir ! Du coup j’ai rien eu.
Ouinnn !
Et vous, ce genre de situation vous arrive t-elle parfois ?
L’autre jour avec mon n’amoureux, on écoute les infos à la radio (argh, non, on n’a pas la téléééé)

Le journaliste interroge une personnalité anglaise, et l’interview se poursuit.
Tout à coup, mon homme à moi s’en prend de façon virulente au journaliste “AH MAIS ILS NE PEUVENT PAS LAISSER PARLER L’AUTRE ?! Ils se coupent sans cesse la parole ! On n’entend rien !”
Euhhh… Effectivement, le journaliste traduisait le discours en anglais de l’interviewé, donc a placé sa voix au dessus, pour que les auditeurs comprennent…
Mais non mon chéri t’es pas nerveux… (il est devenu tout rouge quand il a compris son erreur !)
Hihihihi ^^
Si personne ne s’en était aperçu, les filles ça parle beaucoup.
Et en parlant, ça réfléchit bien sûr (ça c’est pour clore le bec des médisants).
Hier j’ai eu une révélation, apportée par une amie.
Je développe.
La croyance populaire affirme par des phrases sentencieuses “que dans la vie on a toujours le choix”.
Sans doute, oui. Mais le plus souvent, les choix qui se présentent permettent d’avancer courageusement, la tête la première, ou bien de reculer frileusement, histoire de ne prendre aucun risque.
Finalement les décisions prises seront donc dictées par la personnalité et l’audace de chacun.
Et les plus téméraires irons de l’avant, quitte à se casser les dents.
Mais irons jusqu’où ?
Jusqu’au POINT DE NON-RETOUR.
Cette limite représente le moment ou l’on aura tellement avancé, qu’il devient impossible d’adopter la stratégie de repli.
Un exemple simple : une relation amoureuse.
Au début, on ne s’engage à rien, chacun ses affaires. Puis petit à petit, on s’expose, on fait confiance, et on construit quelque chose à deux. Et arrive rapidement l’instant où revenir en arrière est presque impossible sous peine de catastrophe impliquant des moyens financiers, familiaux, amicaux, légaux…

Et finalement, une fois ce point de non-retour franchi, quelle que soit la stratégie adoptée pour modifier ses choix, cela sera difficile et douloureux.
Tout ça pour dire que les militants anti-engagement ont au moins un argument : la peur de souffrir.