A Lille, il fait encore nuit. Pas un bruit dans l’appart, juste le son de l’horloge chaque seconde.
Je vais chercher à la gare mon amie de Grenoble à 9h, mais de toutes façons je n’arrivais plus à dormir…
Hier nous avons signé l’engagement de location pour notre nouvel appartement, et impossible de me focaliser sur autre chose que sur cet évènement. J’ai tellement hâte.
Je sais aussi que depuis que je suis revenue de Grenoble, en avril, j’ai perdu 8,3 Kg. (Oui, les 300 grammes sont importants, tant il est difficile de les perdre…)
Et donc dans le lit ce matin, je ne me rendors pas car je réfléchis intensément à quelle tenue mettre pour que mon amie voit tout de suite que j’ai maigris. Je suis une fille, hein.
J’ai envie de garder pour moi ce petit moment de silence mystérieux dans notre appartement, je ne fais aucun bruit pour Le réveiller, à pas de velours.
Je vous souhaite un bon dimanche…

J’ai reçu ce petit message dans ma boîte mail, de deux aventuriers amoureux partis en Australie.
Comme ça, pouf.
“Deby va régulièrement voir ton blog donc je le lis forcément un peu et, au hasard d’une page, je suis tombé sur la nouvelle que tu as mise en ligne ; celle avec le “tueur” à la petite clé…
Et après l’avoir lue, je n’ai qu’une chose à te demander: pourquoi tu t’entêtes à vouloir bosser dans des milieux aussi peu épanouissants alors que ta plume pourrait t’ouvrir d’autres portes bien plus sympa si tu y mettais plus d’énergie (chroniques dans un magazine, etc.)?
Désolé pour cette intrusion mais il fallait que je te le demande.
En espérant que tout va bien pour toi !
Deby t’embrasse.”
Suis toute contente, et un peu génée aussi ! Hyper flattée surtout !
Du coup je n’ose plus écrire…
…
Je plaisante, c’était juste pour me trouver une excuse face à ma paresse de ces derniers jours.
Merci à Tom et à Déby, ça m’a beaucoup touchée, ce mail. En espérant que tout va bien chez les Kangourous… Bises !

Voila que la folie du changement me reprend…
J’ai envie de déménager, car c’est un peu petit actuellement : 42 m2 avec un mec qui mesure 1m80, vous comprendrez qu’on est vite à l’étroit.
Nous partons donc dans un instant pour plusieurs visites dans Lille.
Dans notre check list :
- vérifier la luminosité des apparts (important dans le nord !)
- regarder le type de chauffage (électrique ou gaz)
- ne pas se faire avoir par l’impression de grandeur : mesurer !
Et vous, que regardez-vous en priorité lors d’une recherche d’appartement ?

Des fois je réfléchis à mon éducation, à ma vie. Et je me dis qu’elle est déterminée par ce que mes parents m’ont transmis, ou justement ce qu’ils n’ont pas pu m’apporter. J’ai 22 ans et je ne vis plus chez eux, mais l’envie me prend d’y réfléchir.
Parfois je leur en veux pour des choses qui bouleversent mon quotidien, comme le fait de n’avoir aucun souvenir de vie quotidienne avec eux deux en même temps. De s’être séparés trop tôt. Et puis je relativise, je me dis qu’il vaut mieux ne pas les avoir vus se disputer…
Ensuite je hurle que les familles recomposées font des enfants normaux, alors que je sais très bien que cette angoisse de l’abandon, ainsi que le fait de n’être toujours que “l’enfant de l’autre” me tuera tout au long de ma vie.
Je sais aussi que je redoute le moment où j’aurais vraiment envie d’avoir un enfant, car je ne veux pas lui faire subir une séparation, une garde alternée ou un parent absent. Bien sur on fait des enfants dans l’espoir de les voir grandir en couple, mais malheureusement tout ne se passe pas toujours comme prévu…
Et si j’ai des enfants, que je me sépare de mon conjoint, maintiendrais-je ma décision de ne jamais leur imposer un nouveau compagnon ? Je sais bien qu’il m’est impossible de vivre seule…
Tous les jours, la vie qu’ont choisie mes parents influe sur mon comportement.
Et vous, enfants de parents divorcés,
comment vivez-vous maintenant que vous êtes adultes ?

J’ai horreur qu’on me réveille, je dois avoir des chromosomes de chat.
(D’ailleurs mon mec m’appelle “mon chat” des fois, et j’aime bien. Si ça, c’est pas un indice génétique !)
Depuis toute petite déjà, ça me foutait la bonne humeur en l’air de me faire réveiller par quelqu’un (quelles que fussent ses intentions : m’en fous, je VEUX dormir !).
Qu’il s’agisse de toquer à ma porte pour que j’aille au bahut, ou de me réveiller doucement, j’y peux rien : ça M’ENERVE.
Je préfère le radio-réveil, beaucoup moins impliqué dans le conflit, lui.
Parce que ce qui m’agace quand un humain me réveille, c’est que je me rends compte que sans lui, j’aurais pu encore dormir un peu. Même un tout ptit peu.
Donc, il est responsable de mon manque de sommeil (rien que ça).
Et cette faute est TERRIBLE : priver Mademoiselle de quelques minutes de Morphée supplémentaires ! Faudrait être fou, non ?!
Ce matin, mon mec m’a réveillée.
Le pauvre.